Parents, dites stop à la pression !

décembre 03, 2013
emo

Vous n’avez jamais entendu ou dit:  » Tu ne travailles pas assez « , « ta moyenne est insuffisante »,  » sans diplôme, on ne fait rien »… Pourtant ces petites phrases maintiennent nos enfants en état de stress et sont contre-productives.

 

Deux formes de pression.

La première nature de pression est quantitative. C’est quand nous répétons sans cesse à nos enfants qu’ils ne travaillent pas assez, et à tout organiser autour du travail et de la vie scolaire. L’autre, qualitative, porte sur les notes, les commentaires des professeurs qui ne sont jamais assez bon. Dans les deux cas, l’accent est mis sur les insuffisances de l’enfant, alors même que parfois il n’y a pas vraiment d’insuffisance, juste une envie parentale de perfection. Ce nous, parents, faisons est contre-productif. Au lieu de stimuler notre enfant, on le fait douter, et on éteint sa curiosité en le démotivant en profondeur. Au final l’enfant ne se sent pas à l’hauteur, se sent « nul », et il se met en retrait.

 

Sommes-nous les grandes responsables du stress de nos enfants ?

Ne vous culpabilisez pas !  Depuis des années, nous vivons avec la conviction que nous sommes responsable de l’épanouissement personnel et de la réussite sociale de nos enfants. Sans doute deux notions énormément développées par le système scolaire: une stimulation de plus en plus précoce et la promotion de la performance et de la compétition n’arrange pas la situation. Aujourd’hui, un élève agité est presque systématiquement considéré comme un enfant précoce, on lui fait sauter une classe parce qu’il sait lire ou écrire. Alors que son agitation est peut-être le résultat d’une hyperstimulation parentale, consciente ou inconsciente. Résultat, pris par le désir de donner toutes les chances à nos enfants, nous les rendons prisonniers de notre anxiété et de nos projections.

 

La pression au quotidien

Notre discours est très ambivalent : nous déplorons la pression, mais nous la créons au quotidien. Nous focalisons sur les notes, en ne retenant que les mauvaises ou les insuffisantes, en oubliant les bonnes, car nous les trouvons « normales ». La communication familiale peut se réduire à un simple dialogue entre parent et élève. Combien d’enfants disent ne se sentir intéressants pour leurs parents que par rapport à leur statut d’élève ! Demandez–leur ce qui les fait vibrer, ce qui les inquiète, ce qui les passionne, avec les plus et moins. Voilà une relation respectueuse et intime à la fois, qui permet d’évacuer le stress subi dans la journée. Si notre enfant, chez lui, se sent accepté et compris tel qu’il est, avec ses intérêts propres, son propre rythme, il est certain que sa relation au travail et son implication dans sa scolarité seront différentes.  Souvenez-vous que la pression supprime le plaisir et la curiosité de l’apprentissage, elle est un ennemi de la motivation.

 

Alors quoi faire quand les résultats ne sont pas bons…

Ne mettez surtout pas la pression ! Ca ne ferait qu’aggraver les choses. En cas de difficultés, posez vous les bonnes questions : depuis quand dure le flottement ? Est-ce une première ou y a t’il des précédents ? Qu’en dit l’enfant ? Qu’en disent ces professeurs ? Quel est votre propre ressenti de parent ? S’agit-il d’un manque de travail, d’organisation, d’un problème de compréhension, de concentration ou de motivation ? Faites le tour complet et minutieux de la question. Toutefois il ne faut pas confondre pression et exigence ! Être un parent exigent est normal, sain et légitime. Pour différencier pression et exigence, il vous faut distinguer l’intérêt de votre enfant, de ce que vous projetez sur lui, vos inquiétudes ou vos histoires. La clé, c’est une exigence bienveillante : mettez en place un cadre et un rythme de travail adaptés aux besoins de votre enfant. Et adaptez ce modus vivendi en fonction de son évolution.